samedi 31 mars 2007

problème des coffrets . que fait la police ?

c'est le week end, on va arrêter avec les chanteurs. Pas de mel torme ( que je n 'aime pas trop, pas plus que mark murphy ), c'est bien tout ça mais il n'y a pas que les chanteurs dans la vie. Enfin il faut absolument que je vous fasse partager mon admiration de eddie jefferson; mais un autre jour.

Ah oui, j'allais oublier. Je dois des excuses relativement au message d'hier. En effet vous n'avez pas été sans observer que j'ai commis, par étourderie, une grave faute vis à vis de l'immense communauté des non fumeurs que je sais particulièrement vétilleuse. La pochette du disque de johnny hartman, que j'ai reproduite sans penser à mal, montre icelui fumant une cigarette; et puis fumant franchement.

C'est bien simple on ne voir que ça ! Mais où avais je la tête. Nul doute que la faculté et les ligues, associations et clubs divers défendant à juste titre le droit légitime des non fumeurs de vivre décemment vont me tomber dessus. Je n'ai plus un poil de sec. Si je demandais l'asile politique à Cuba ? Il n'est peut être pas trop tard. En tout cas promis je ne le ferai plus.





Autre chose. Comme je l'ai indiqué précédemment j'ai reçu le livre « les musiciens de jazz et leurs trois voeux » édité à partir des notes de pannonica de koenigswater qui avait, d'une part pris des tas de photos des musiciens, et d'autre part posé à ceux qu'elle rencontrait la question « si vous pouviez voire réalisés trois voeux, quels seraient ils « . donc le bouquins c'est les photos et les réponses à la question.



Disparue en 1988 à 75 ans pannonica était une parfaite excentrique. Son père était charles rothschild , banquier anglais de la famille du même nom. Mariée à un diplomate, elle a eu 5 enfants, ce qui ne l'empêchera pas de mener à new york une vie de bâton de chaise tout en protégeant les musiciens de jazz, musique qui était sa passion. C'est chez elle qu'est mort charlie parker et que thelonious monk, avec lequel elle était très liée, a fini sa vie.

Ses photos , prises au polaroïd, ne présentent aucun intérêt artistique ( c'est à peu près le genre de photos que je prends ) mais un énorme intérêt documentaire et affectif.

Quant aux réponses je vous en donnerai quelques unes , prises au hasard ( pas trop sinon messieurs buchet et chastel vont me faire des histoires )

les trois voeux de philly joe jones : du fric, du fric, du fric !

De coleman hawkins :une santé de fer, beaucoup de succès, être EXTREMEMENT riche

duke ellington: mes voeux sont très simples... je veux tout ce qu'il y a de mieux!

La suite au prochain numéro.

j'en profite que ces citations vous ont mis dans de bonnes dispositions pour aborder un grave problème qui nous concerne tous. Celui des coffrets. vous savez les éditions phonographiques sous forme de plusieurs CD réunis entre eux par une boîte cartonnée formant donc coffret.

Connaissant vos goûts, c'est le genre de cadeau que vous risquez de recevoir ( ça m'est bien sur arrivé ) et c'est la pire chose car bien sur vous n'écouterez jamais cette musique. C'est bien trop compliqué.

Un exemple : charles mingus, the complete debut recording 1951/1958. 12 ( douze ! ) CD bien rangés, empilés en fait, dans une boîte, avec un couvercle. Ce que vous voulez écoutez est généralement, loi de murphy oblige, sur le CD qui se trouve au fond de la boîte. Le seul fait d'imaginer les efforts nécessaires à trouver cette musique vous amène à penser qu'elle n'est peut être pas aussi bien que ça et que, tout compte fait, une autre musique, sur un CD NORMAL, fera aussi bien l'affaire.

Dans la perversité raffinée,il y a encore pire : « the riverside record story », excellente compil en 4 CD de l'histoire riverside. Impeccable, que de la très bonne musique. Ouais, mais là attention, c'est titre par titre. Donc si vous voulez écouter par exemple « autumn leaves » enregistré sous le nom de Ernie Henry, vous devez d'abord extraire le fascicule, coincé entre les CD. Puis repérer sur le dit fascicule, qui compte 53 pages, sur quel CD se trouve le ernie, puis trouver le bon CD.

Hallucinant.d'autant plus que charles mingus, vous l'avez classé à charles mingus mais riverside où ?

Et quand je vous dis que la campagne électorale en cours n'aborde pas les vrais problèmes quotidiens des français, c'est pas un exemple ça ?

Comme c'est samedi et que je suis encore plus paresseux que d'habitude le samedi, j'arrête là.

Actuellement j'écoute ça :



fantastique eric dolphy bien sur , à la flûte et à l'alto ( un génie ! ) mais aussi le trop méconnu ken mc intyre pour lequel j'ai toujours eu un faible. Avec art taylor et walter bishop jr la rythmique est parfaite parce qu'elle permet justement de tempérer les audaces harmoniques des deux souffleurs. Tout cela forme un équilibre musical qui me convient parfaitement.


Demain, pour faire plaisir à daniel, je parlerai de ma méconnaissance de von freeman, comparée à ma connaissance hypertrophiée de hank mobley ( ce qui est intéressant c'est pourquoi l'un et l'autre alors que musicalement ils sont du même calibre ? Bon on verra ça demain )

1 commentaires:

Milady a dit…

Bien envie de me le réécouter moi aussi, ce Looking Ahead ! Un faible aussi pour McIntyre (que je ne connais d'ailleurs que par cette séance) et sa façon de 'drop' les notes... et Dolphy, Dolphy, Dolphy ! A l'alto surtout -- j'ai un peu plus de mal à la clarinette basse, qui est un instrument dont je n'ai jamais trop aimé le son, et à la flûte... Ah, ce "They All Laughed" de folie... !

PS : La communauté de ceux qui revendiquent le droit de fumer en paix (mais sans embêter les autres), représentée aujourd'hui par moi-même, te remercie pour cette jolie reproduction de pochette.