Pendant les travaux le blog continue.Bon je veux dire par là que, normalement, je devrais être à rôtir à ibiza et qu'au lieu de ça , sous la grisaille française ( enfin au moins la moitié nord) je continue à vous poster des messages alors que, sans doute, vous même vous prélassez vous à palavas voir à malibu.c'est profondément injuste aussi ne vous poste je que des messages brefs et sans intérêt, bien fait.
Je vous avais promis un papier circonstancié, étayé de nombreuses heures d'études pendant lesquelles j'aurais abîmé mes yeux déjà fragiles sur des grimoires anciens ( les grimoires abîment paraît il vachement plus les yeux que paris-match ), le tout consacré au rôle primordial de quelques producteurs de génie dans l'histoire de la musique de jazz enregistrée. J'avais je dois le confesser présumé de mes maigres forces estivales.
Si je sens bien le sujet, les recherches sus décrites me font d'avance préférer siroter une margarita sous mon parasol ce qui est blâmable mais c'est comme ça...
pour me faire pardonner et vous faire patienter un lien vers all about jazz, moins paresseux que moi, qui consacre justement un papier à orin keepnews, justement fondateur avec bill grauer d'un des plus fameux jazz label : riverside.
Il a également fondé milestone mais, je m'en excuse, historiquement parlant ça n'a rien à voir . Riverside c'est d'abord Thelonious monk dès 1955, certes après blue note, mais aussi cannonball, wes montgomery ou bill evans et bien d'autres. Le catalogue est fabuleux.
À 84ans orin a l'air toujours plein de projets et on réédite actuellement sous son autorité quelques perles riversidienne. Ci dessous la pub et je ne touche rien là dessus :
en matière de rééditions, orin avait présidé voilà quelques années à une super compil de 4 CD dont voilà le book du CD 1 ( le barbu est orrin )
super truc très frustrant comme toujours puisque quelques titres font références à des disques dont on voudrait posséder l'intégralité mais qui sont malheureusement « out of print » ( ex: budd johnson).
Bon ça va vous faire patienter.
Je voulais aussi vous parler de louis armstrong dont je viens d'écouter pas mal de choses des années 40/50 mais ça sera pour une autre fois. Enfin si, juste le fait que, plus on l'écoute, plus armstrong se révèle LE génie absolu de la musique de jazz. Pour l'anecdote je vous signale que la première édition du « dictionnaire du jazz » , dont je dis régulièrement pis que pendre tout en continuant à l'utiliser, avait louis sur sa couverture.
Les rééditions ultérieures ont fait litière de cette anomalie dégoûtante. Quoi cet oncle tom, ce musicien qui ne connaissait même pas les gammes modales, suffit maintenant. Je crois que le comité de rédaction du dico a longuement réfléchi à l'homme qui pourrait le mieux personnifier le jazz. Certain ont avancé les nom de
Alexander Von Schlippenbach voir de son pays trompettiste R. Goebbels ( si si il y a un musicien allemand qui s'appelle goebbels c'est pas sa faute mais c'est comme ça ), d'autres ont parlé de davis s ware voire de eberhard weber ou jan garbarek. Le sujet était ardu, on mit un saxophone...
Pour terminer mon pensum ( mais non c'est un plaisir ) un truc qui n'a rien à voir avec la musique syncopée. Je suis tombé sur un texte de Voltaire relatif aux trente cinq heures , mais si vous savez cette réforme que le monde entier nous envie. En fait comme vous vous en doutez voltaire ne parle pas vraiment des 35 heures mais..lisez vous mêmes; c'est court.
J'ai un vieux parent qui a servi le roi cinquante-deux ans. Il s'est retiré dans la haute Alsace, où il a une petite terre qu'il cultive, dans le diocèse de Porentru. Il voulut un jour faire donner le dernier labour à son champ; la saison avançait, l'ouvrage pressait. Ses valets refusèrent le service, et dirent pour raison que c'était la fête de Ste Barbe, la sainte la plus fêtée à Porentru.
"Eh! mes amis, leur dit mon parent, vous avez été à la messe en l'honneur de Barbe, vous avez rendu à Barbe ce qui lui appartient; rendez-moi ce que vous me devez: cultivez mon champ, au lieu d'aller au cabaret. Ste Barbe ordonne-t-elle qu'on s'enivre pour lui faire honneur, et que je manque de blé cette année?" Le maître-valet lui dit: "Monsieur, vous voyez bien que je serais damné si je travaillais dans un si saint jour. Ste Barbe est la plus grande sainte du paradis; elle grava le signe de la croix sur une colonne de marbre avec le bout du doigt; et du même doigt, et du même signe, elle fit tomber toutes les dents d'un chien qui lui avait mordu les fesses: je ne travaillerai point le jour de Ste Barbe."
Mon parent envoya chercher des laboureurs luthériens, et son champ fut cultivé. L'évêque de Porentru l'excommunia. Mon parent en appela comme d'abus; le procès n'est pas encore jugé. Personne assurément n'est plus persuadé que mon parent qu'il faut honorer les saints; mais il prétend aussi qu'il faut cultiver la terre.
Je suppose en France environ cinq millions d'ouvriers, soit manoeuvres, soit artisans, qui gagnent chacun, l'un portant l'autre, vingt sous par jour, et qu'on force saintement de ne rien gagner pendant trente jours de l'année, indépendamment des dimanches: cela fait cent cinquante millions de moins dans la circulation, et cent cinquante millions de moins en main-d'oeuvre.
Quelle prodigieuse supériorité ne doivent point avoir sur nous les royaumes voisins qui n'ont ni Ste Barbe, ni d'évêque de Porentru! On répondait à cette objection que les cabarets, ouverts les saints jours de fête, produisent beaucoup aux fermes générales(1).
Mon parent en convenait; mais il prétendait que c'est un léger dédommagement; et que d'ailleurs, si on peut travailler après la messe, on peut aller au cabaret après le travail. Il soutient que cette affaire est purement de police, et point du tout épiscopale; il soutient qu'il vaut encore mieux labourer que de s'enivrer.
J'ai bien peur qu'il ne perde son procès.
(1) en français d'aujourd'hui: aux impots
n'allez pas en déduire que je suis un vieux réac ( vous pouvez si vous voulez ça m'indiffère ) les 35 heures je n'y connais rien et je m'en fiche mais, dans le fond, il y avait plus de bon sens et d'esprit chez voltaire que dans le cerveau de bien de nos économistes.
j'ai l'impression que je plombe l'ambiance avec voltaire non ?
allez, pour me faire pardonner un truc qui m'a fait rire ( j'ai une ame simple )

1 commentaires:
Un commentaire sans grand intérêt juste pour dire que , Non ! je ne suis pas en vacances ... je dirais même qu'il va me falloir attendre qques mois encore avant de me prélasser sous le soleil ... encore qu'en décembre ce sera l'hiver ou alors l'été je ne sais plus moi ... comprends plus dame météo. Au moins coté jazz, on n'est pas perdu alors je retourne à mes basiques jazzistiques !
Tiens d'ailleurs, j'ai rajouté en commentaire du concert de wynton marsalis une vidéo trouvée sur youtube. Tu m'en diras des nouvelles: beau solo, beau son. Classique certes, mais c'est wynton marsalis en même temps. C'est conforme avec son dernier album "back to plantation" (ou un titre similaire)
A bientot
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